Selon un ensemble de dépêches officielles, le mois de Ramadan 1447 s’accompagne d’un afflux de messages de félicitations adressés à Mohammed VI par des dirigeants arabes, islamiques et plusieurs responsables internationaux, qui insistent presque tous sur la santé du Souverain, la prospérité du Royaume et la nécessité de renforcer la coopération régionale. Les formules récurrentes évoquent la « paix, la sécurité et la stabilité » ainsi que des « bénédictions » pour les peuples de la région, inscrivant ces échanges dans la rhétorique classique de la diplomatie ramadanesque.
Du côté arabe, le président égyptien Abdel Fattah Al‑Sissi a transmis ses « sincères félicitations » et ses « meilleurs vœux », souhaitant que le mois sacré soit « renouvelé dans les bienfaits » pour les peuples marocain et égyptien et, plus largement, pour l’ensemble de la Oumma, en mettant l’accent sur la poursuite d’efforts conjoints en faveur de la paix et de la sécurité régionales. Des messages convergents ont été envoyés par le président palestinien Mahmoud Abbas, par le président du Conseil présidentiel libyen Mohamed Younes El‑Menfi et par plusieurs dirigeants du Golfe; le roi Salmane ben Abdelaziz et le prince héritier Mohammed ben Salmane ont ainsi formulé des vœux de « santé et prospérité » pour le souverain marocain et de « progrès » pour le Royaume et la communauté islamique.
D’autres correspondances sont parvenues d’Abdallah II de Jordanie, du sultan Haïtham ben Tarek d’Oman, ainsi que des dirigeants des Émirats arabes unis, de Bahreïn et du Koweït, qui associent, eux aussi, l’entrée en Ramadan à des souhaits de « stabilité » et de « prospérité » partagée. Sur le plan multilatéral, le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique et le directeur général de l’ICESCO mettent, dans leurs messages, l’accent sur le rôle du Maroc en matière de « modération, de dialogue et de coopération » au sein du monde islamique, tandis que le président salvadorien Nayib Bukele profite de l’occasion pour saluer la richesse « spirituelle et culturelle » du Royaume, signe de l’élargissement géographique du cercle de partenaires sensibles à cette dimension.
En réponse, Mohammed VI a adressé à son tour des cartes de vœux aux chefs d’État des pays islamiques, exprimant des souhaits de « santé, bonheur et quiétude » pour les peuples frères, dans un registre qui insiste sur la fraternité, la solidarité et l’esprit de partage caractéristique du mois de Ramadan. Au‑delà du protocole, cet échange de courtoisies religieuses réaffirme la place du Maroc comme acteur symbolique de référence dans l’espace islamique, au moment où le Royaume multiplie les initiatives de diplomatie religieuse autour de la modération et du dialogue interreligieux.


