Maroc : 2.069 mosquées réhabilitées pour 3,61 Mds DH, encadrement des MRE et efficacité énergétique

Rédigé le 27/01/2026
دار سُبْحة

Lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants, Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques, a affirmé que son département traite des dossiers religieux sensibles « conformément aux orientations de l’Amir Al-Mouminine », en s’appuyant sur « l’attachement profond des Marocains, à l’intérieur et à l’extérieur du Royaume, à leurs constantes religieuses et nationales », tout en faisant face aux « différents facteurs de perturbation ».



Abordant les Marocains résidant à l’étranger, le ministre a demandé de « prendre en considération un ensemble de contraintes » et a listé « les facteurs de tentation, les facteurs de perturbation, les interventions politiques et l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques ». Il a insisté sur le fait que les MRE demeurent « Dieu merci, attachés à leurs constantes religieuses et nationales, malgré la difficulté du contexte dans lequel ils évoluent ».

Taoufiq a détaillé une intervention ministérielle « dans le cadre de la sollicitude royale visant à protéger la religion et préserver les constantes du Royaume ». Conformément aux Hautes Instructions, le département a « envoyé des missions religieuses et scientifiques qualifiées », renforcé « la coopération et la coordination avec les ambassades et les consulats », soutenu « les associations représentant les mosquées » et organisé « des activités religieuses et culturelles diversifiées », avec « la dotation des mosquées et des centres religieux en exemplaires du Saint Coran ».

Pour contourner « les problèmes liés aux visas et au refus de leur délivrance dans certains cas », un programme médiatique religieux en ligne a été lancé et « est diffusé quotidiennement pour une durée d’au moins trois heures », afin d’accompagner les besoins religieux des Marocains du monde.

Le ministère participe « de manière régulière » à l’opération « Marhaba » sur « 17 points d’entrée », avec un encadrement religieux dédié « durant les périodes de transit » des MRE.

Sur l’efficacité énergétique, Taoufiq a rappelé un programme de « réduction de la consommation énergétique dans les mosquées » initié en 2010, doté de 139 millions de dirhams à l’horizon 2025. Certaines mosquées ont enregistré « une baisse de la consommation énergétique atteignant 65 % », preuve selon lui de « la pertinence de l’approche adoptée », malgré des ressources importantes, avec une mise en œuvre « progressive, en tenant compte des capacités et des crédits disponibles ».

À propos de la sécurité des édifices, le ministre a souligné « la place spirituelle et sociétale centrale » des mosquées et décrit une chaîne d’action qui « repose sur le contrôle de l’état des bâtiments et la garantie de leur sécurité », peut conduire à « la fermeture des mosquées présentant un danger » et vise « leur équipement et leur réouverture aux fidèles ». « Nous ne fermons pas une mosquée parce que nous souhaitons la fermer, mais parce que l’expertise technique confirme l’existence d’un danger réel », a-t-il précisé.

Depuis 2010, le programme de réhabilitation des mosquées fermées a concerné « 2.069 mosquées » pour « 3,61 milliards de dirhams ». « 553 mosquées » sont en cours de réhabilitation pour « 1,16 milliard de dirhams » et « 176 » sont en phase d’études et d’autorisations pour « 193 millions de dirhams ». Environ « 1.458 mosquées » restent fermées et nécessitent des travaux estimés à « près de 2 milliards de dirhams », avec « 230 mosquées » fermées chaque année à l’issue des contrôles périodiques.

En amont du mois de Ramadan, le ministère a « intensifié ses efforts » pour garantir « des conditions adéquates » aux rites, via « la maintenance des mosquées », « l’équipement de 900 mosquées en tapis », « l’installation de systèmes de sonorisation » et « de vastes campagnes de nettoyage ». « La délégation des services de gardiennage et de nettoyage au profit de 280 mosquées, pour un coût de 40,5 millions de dirhams », s’ajoute à « l’aménagement des espaces extérieurs », « l’amélioration des conditions de confort à l’intérieur » et l’équipement de certaines mosquées « en chauffe-eau fonctionnant à l’énergie solaire », en veillant à « la continuité des services d’eau et d’électricité ».

Taoufiq a conclu que ces mesures s’inscrivent dans « une vision globale visant à renforcer le rôle des mosquées », rappelant que la mosquée demeure avant tout un espace « de transmission de la religion », dans un cadre maîtrisé « préservant les constantes et protégeant la religion de toute instrumentalisation illégitime ».