Le Maroc a célébré le Nouvel An amazigh 2976, en articulant reconnaissance institutionnelle, patrimoine vivant et transmission aux plus jeunes. À Rabat, l’Institut Royal de la Culture Amazighe a placé sa cérémonie sous le thème « Yennayer: Célébrer le Maroc pluriel dans le cadre de l’unité ». Il a déclaré vouloir « valoriser le patrimoine matériel et immatériel » et « mettre en lumière les racines historiques » de la culture amazighe dans l’ensemble du Royaume, y compris les provinces sahariennes.
À Agadir, les autorités régionales ont lancé les événements en présence d’élus et de responsables locaux. Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a salué l’« institutionnalisation du Nouvel An amazigh » qu’il a qualifiée d’« acquis historique », en participant aux célébrations officielles de la ville.
Dans les zones rurales et montagneuses, les rapports locaux comme un temps « lié au cycle de la terre », à la « mémoire agricole » et aux « changements climatiques » confèrent à l’événement une portée sociale au-delà du symbole. Sur le terrain éducatif, les enseignants du jardin d’enfants Rawd An-Nasim à Azilal ont intégré la commémoration aux activités préscolaires pour « relier l’apprentissage à l’environnement social et culturel » et « construire une personnalité équilibrée, fière des composantes de l’identité nationale », mêlant performances artistiques et costumes traditionnels.
Des plateformes locales ont adressé leurs vœux aux Marocains du pays et de la diaspora pour 2976, souhaitant prospérité et épanouissement. Elles ont également relayé les programmes d’activités, notamment à Agadir.